Même si les mentalités tendent à évoluer, des freins à
l’entrepreneuriat féminin se rencontre avant même le lancement : Accès au
financement, autocensure, manque de confiance de la part des partenaires…
Quelles difficultés spécifiques les femmes rencontrent-elles pour entreprendre
? Et comment faire pour les dépasser ?
L’autocensure
Moins de 5% des
Entreprises mondiales sont dirigées par des Femmes, pourtant il est désormais
prouvé, depuis 2008, les sociétés
comptant au moins une femme dans leur conseil d’administration ont mieux résisté à la crise que les
autres ! qu’est ce qui bloque alors ?
Les femmes s’autocensurent
: une femme qui n’a pas au moins 60% des compétences du profil requis aura
tendance à ne pas répondre à une annonce ET Un homme avec 25 % des compétences
requises répond à l’annonce
La vie privée : souvent le
moment où une femme pourrait profiter d’une promotion correspond aussi à celui
auquel elle fonde une famille, la culpabilité prend alors toute la place et cela devient difficile ensuite de
rattraper le niveau de compétence des hommes.
Ceci dit ce n’est pas tant
au démarrage que l’inégalité dans le monde professionnel pose problème, c’est
surtout après !
Le manque de confiance : Une représentation
mentale à changer
A en croire un récent
sondage, les dirigeantes feraient moins d’erreurs que leurs homologues masculins…
et seraient en prime plus attentives aux suggestions de leur équipe !
Il serait aussi important de
mettre en avant les « success stories » féminines afin de propulser
d’autres femmes à se lancer dans l’entreprenariat : un bon réseau relationnel et un mentor restent indispensables pour s’imposer dans le monde
professionnel et précisément de l’entreprenariat
Dans cet esprit, il faudrait
veiller à ce que le « syndrome de la reine abeille », selon lequel la première
arrivée prendrait toute la place ou presque, ne se matérialise pas. Bien au
contraire, les femmes qui réussissent devraient partager leurs expériences et
les leçons qu’elles en tirent, et encourager d’autres femmes qui sont désireuses
et prêtes à se lancer dans l’entreprenariat.
Barrières dues au Financement
Les femmes et les hommes ont tous deux besoins d'un accès égal au
financement, mais les femmes sont confrontées à davantage obstacles lors du
démarrage ou de la croissance de leurs entreprises
Actuellement, le taux de participation des femmes dans
la vie active est étonnamment faible, autour de 28% comparé à 69% pour les
hommes ; les femmes sont faiblement représentées dans le pouvoir exécutif aussi
dans le public que dans le privé ; et peu de projets sont portés par des
femmes. Par exemple, l’ensemble des projets approuvés par la BFPME révèle que
17% sont des projets initiés par des promoteurs femmes et 83% ont été́ initiés
par des promoteurs hommes.
C’est ce qui a d’ailleurs motivé Le groupe « Women
Empowerment » du réseau Women For Development (We4Dev) à organiser son premier
dîner-débat en Tunisie sous le thème de l’accès au financement pour les femmes
entrepreneures en Tunisie. Cette rencontre a réuni des femmes professionnelles,
des femmes entrepreneures, ainsi que des hommes et des femmes du monde de la
finance. Trois axes pertinents ont été mis en avant :
Les garanties réelles sont un vrai frein pour les femmes
Les garanties réelles posent un problème majeur pour les hommes et les
femmes, mais elles le sont davantage pour les femmes qui seraient moins à
même de posséder de telles garanties.
Dans notre société patriarcale, les parents lèguent davantage, et en priorité, aux fils qu’aux filles. Le passage de la loi sur l’héritage serait un bon signal en faveur des femmes, bien que les changements réels des comportements et des normes prendraient du temps et nécessitent des actions de sensibilisation des familles.
Dans notre société patriarcale, les parents lèguent davantage, et en priorité, aux fils qu’aux filles. Le passage de la loi sur l’héritage serait un bon signal en faveur des femmes, bien que les changements réels des comportements et des normes prendraient du temps et nécessitent des actions de sensibilisation des familles.
Par ailleurs, certaines recommandations à considérer incluent la
sophistication des analyses de risque par les institutions financières lorsque
les garanties réelles n’existent pas, la mise en place d’un fonds de garantie
pour les financements hors garanties réelles, et le développement de nouveaux
instruments de financements tels que le crowdfunding et les prises de
participations (venture capital).
L’éducation financière des femmes est essentielle
Il est possible qu’il y ait moins de projets portés par des femmes et
qui soient bien ficelés pour une demande de financement.
Certains financiers ont déclaré́ qu’à qualité́ égale, un projet porté
par une femme pourrait être mieux considéré́ car les femmes ont la réputation
de rembourser davantage leurs prêts que les hommes.
Ici, il s’agit de travailler sur l’éducation financière des femmes à
partir de l’école, sur le renforcement de leurs capacités et confiance en
soi.
L’amélioration des données sur le nombre de projets portés par les
femmes est nécessaire
Le manque de données est une contrainte à deux niveaux : (i) d’abord
les informations sur les instruments et les mécanismes de financement sont
éparpillés et difficilement accessibles pour les jeunes entrepreneurs et en
particulier pour ceux qui sont moins familiers avec la sphère financière ; et
(ii) ensuite les données sur le nombre de projets portés par femmes, leur
taux d’approbation et leur performance, etc. par institution de financement ne
sont pas disponibles.
Une plus grande transparence disponibilité de données de la part des
institutions financières serait bénéfique à tous car elle permettrait
d’améliorer la lecture sur l’aspect genre et faciliterait l’accès à
l’information, pour les femmes et les hommes à la fois.
Après la liste des obstacles, n’oublions pas de
dresser toutes les bonnes raisons qui nous poussent à l’optimisme : Nous sommes influencés par
nos gènes à la hauteur de 50%, et par notre environnement à la hauteur de 10%,
mais nous ne sommes pas définis par ceux-ci car nous sommes également influencés à hauteur de 40% par nos décisions :
œuvrons Hommes et Femmes à ce que La femme créatrice d'entreprise se retrouve ainsi entourée pour bien amorcer la première année de son entreprise, et à une mise en relation entre les créatrices et des femmes chefs d'entreprise expérimentées, afin de rompre l'isolement.
œuvrons Hommes et Femmes à ce que La femme créatrice d'entreprise se retrouve ainsi entourée pour bien amorcer la première année de son entreprise, et à une mise en relation entre les créatrices et des femmes chefs d'entreprise expérimentées, afin de rompre l'isolement.

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